The second Hacker Space Festival (2/2)

Voilà, je m’y recolle. Il est une heure du matin environ; fenêtre de la cuisine ouverte : j’entends des garçons crier dans le bar en bas. La chaleur de l’appartement m’empêche de dormir et d’être au top durant la journée. Toujours à moitié entre sommeil et éveil… Ni vraiment l’un, ni vraiment l’autre, pas vraiment de nuit, pas vraiment de jour, je dors par accoups, par petits morceaux de rêves (rêves d’aéroports, de ciel, de mains serrées… et d’écrans!)
Mon seul plaisir en ce moment, écrire/chercher, chercher/écrire; essayer de comprendre et écrire ce que je comprends, découvre and so on.
Trouver des informations au sujet de… Chercher…

Je croise au HSF, JN Montagné qui me reparle de son « Open Source Washing Machine Project » et de toutes les implications sociales, environnementales, économiques, politiques, écologiques du projet. L’art sensitif est un art qui tient compte de l’environnement complet dans lequel s’inscrit un projet artistique. Il ne s’agit pas de fabriquer une interface de contrôle, avec des capteurs, des actionneurs sans tenir compte de ce que sensible signifie aujourd’hui. Il ne s’agit pas tant de contrôler que d’amener des évènements à avoir lieu qui eux mêmes en provoqueront d’autres, physiques, sonores, visuels ou sociaux, politiques avec une compréhension de plus en plus large et fine des circonstances de notre perception.
Notre environnement est mouvance, déplacement, incertitude parce que vivant. C’est cette incertitude du vivant, à ce qu’il me semble, que les arts sensitifs dessinent. Je discute également cette problématique avec Gilles qui établit des relations avec le chaos, la musique et la question des interfaces musicales.
J’y entrevois une relation avec ça : « Incident » (décembre 2005, 0’30″)
À ce sujet d’ailleurs, il va falloir que je fasse le tri dans mes fichiers sons…

De fil en aiguille, je donne à coup de main à JN pour la cuisine. Je m’arrache la peau des mains en coupant des dizaines au moins, de courgettes bio pour une soupe de 80 personnes; et quand je dis arrachée c’est bien « arrachée ». Pelées littéralement! C’est la peau des courgettes qui use à force.
La cuisine tient de la magie pour moi… Surtout la soupe! Mais également la fermentation : http://kefir.wikidot.com/.
La fermentation me semble être un juste schéma du développement des lab hackers, brico lab etc. Le Kinéclub également qui vient de cette fermentation là. Jamais ces structures de recherches, réflexions techniques, technologiques sociales, politiques, partages des passions, respect et admiration pour celles des autres … ne deviennent trop importantes. À l’image des cellules vivantes elles se scindent; d’autres groupes se forment ailleurs, en gardant et tissant de nouveaux liens.
Relire à ce sujet « Écumes, Sphères III » de Peter Sloterdijk !!!

Il faudrait que je me procure le livre de Paul Graham : « Hackers & Painters » et tester encore une fois Fluxus suite à la conférence de Milovann.

Je ne parlerai pas de tout! J’arrête là, ça suffit pour le moment; j’envoie le post. Pour le reste, j’y reviendrai très probablement ultérieurement dans d’autres circonstances. Effervescence!!!

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